La Relevance Theory en Anglais : Sperber & Wilson, Pertinence et Communication
Comprendre la théorie de la pertinence (relevance theory) de Sperber et Wilson : principe de pertinence, communication ostensive-inférentielle, effort cognitif, effet cognitif, implicatures. Guide complet avec exemples pratiques pour apprendre l'anglais à travers la pragmatique.
Par l'équipe ActionBRITISH
Mis à jour le 26 février 2026 • Lecture 14 min
Points clés de la relevance theory
- Auteurs : Dan Sperber et Deirdre Wilson (1986, révisé 1995)
- Principe central : pertinence = effets cognitifs max / effort cognitif min
- Communication : ostensive-inférentielle (pas seulement décodage)
- Deux principes : cognitif (cerveau) et communicatif (interaction)
- Applications : ironie, métaphore, politesse, humour anglais
- Versus Grice : un seul principe remplace les 4 maximes conversationnelles
Qu'est-ce que la relevance theory ? Origines et contexte
La relevance theory (théorie de la pertinence) est l'une des théories pragmatiques les plus influentes du XXe siècle. Elle a été développée par le linguiste et anthropologue cognitif français Dan Sperber et la linguiste britannique Deirdre Wilson, et présentée pour la première fois dans leur ouvrage fondateur Relevance: Communication and Cognition, publié en 1986 chez Blackwell (réédité en 1995 avec une préface révisée). Ce livre a radicalement transformé la façon dont les linguistes et les psychologues cognitifs comprennent le processus de communication humaine.
La relevance theory s'inscrit dans le courant de la pragmatique cognitive, un domaine qui étudie non pas seulement ce que les mots signifient, mais comment les humains interprètent les énoncés dans des contextes réels. Elle propose de répondre à une question fondamentale : comment faisons-nous pour comprendre les autres lorsqu'ils communiquent, alors que ce qu'ils disent explicitement est souvent loin de tout ce qu'ils veulent exprimer ?
Le contexte intellectuel : Grice et ses limites
Pour comprendre l'originalité de la relevance theory, il faut la situer par rapport à son prédécesseur direct : le philosophe britannique H. Paul Grice. En 1975, Grice proposait que la communication est régie par un Principe de Coopération et quatre maximes conversationnelles :
- Maxime de quantité : soyez aussi informatif que nécessaire
- Maxime de qualité : ne dites pas ce que vous croyez faux
- Maxime de relation : soyez pertinent (be relevant)
- Maxime de manière : soyez clair et ordonné
Selon Grice, les locuteurs suivent ces maximes, et quand ils les violent ostensiblement, ils produisent des implicatures conversationnelles (sens implicites). Ce modèle, bien que révolutionnaire, posait plusieurs problèmes : pourquoi quatre maximes et pas trois ou dix ? Pourquoi la pertinence serait-elle une maxime parmi d'autres et non un principe plus fondamental ?
Le tournant de Sperber et Wilson : Ils proposent de remplacer l'ensemble du système gricéen par un seul principe — la pertinence — dérivé non pas de conventions sociales, mais de la structure même de la cognition humaine. Pour eux, la communication n'est pas d'abord un jeu de règles sociales, mais un phénomène cognitif enraciné dans la façon dont le cerveau traite l'information.
Les deux principes de pertinence : cognitif et communicatif
Le coeur de la relevance theory repose sur deux principes de pertinence distincts mais complémentaires. Comprendre leur articulation est indispensable pour saisir la portée théorique et pratique de cette approche.
Le Principe Cognitif de Pertinence
Ce premier principe décrit une tendance fondamentale du système cognitif humain :
Principe Cognitif de Pertinence : "La cognition humaine tend à être orientée vers la maximisation de la pertinence."
En d'autres termes, notre cerveau alloue naturellement son attention aux stimuli qui semblent les plus pertinents — ceux qui promettent les plus grands effets cognitifs pour le moindre effort de traitement. C'est un mécanisme évolutif : traiter l'information la plus utile en dépensant le moins d'énergie mentale possible.
Le Principe Communicatif de Pertinence
Ce second principe concerne spécifiquement la communication :
Principe Communicatif de Pertinence : "Tout acte de communication ostensive transmet la présomption de sa propre pertinence optimale."
Autrement dit : quand vous communiquez délibérément avec quelqu'un, vous signalezimplicitement que ce que vous dites vaut l'effort mental de traitement. L'interlocuteur, de son côté, interprète votre message en cherchant l'interprétation qui offre le meilleur rapport effets cognitifs / effort de traitement.
| Concept | Définition | Implication pratique |
|---|---|---|
| Pertinence optimale | Rapport maximal effets / effort | L'interprétation choisie est celle qui maximise ce rapport |
| Effet cognitif | Modification des représentations mentales | Nouvelle info, renforcement, correction de croyances |
| Effort cognitif | Énergie mentale de traitement | Décodage, mobilisation du contexte, inférences |
| Communication ostensive | Signaler intentionnellement l'intention de communiquer | Attirer l'attention sur le message et son intention |
Communication ostensive-inférentielle : au-delà du simple décodage
L'une des contributions les plus importantes de la relevance theory est son modèle de la communication, qu'elle oppose au modèle code-décodage traditionnel. Selon le modèle classique (souvent attribué à Shannon et Weaver), communiquer revient à coder un message, le transmettre sur un canal, puis le décoder à la réception. La relevance theory montre que ce modèle est radicalement insuffisant.
Sperber et Wilson proposent à la place le modèle de la communication ostensive-inférentielle, qui comprend deux niveaux simultanés :
Le niveau ostensif : rendre son intention manifeste
Le locuteur ne se contente pas de produire un énoncé — il signale ostensiblement qu'il a l'intention de modifier les représentations mentales de son interlocuteur. Cette intention est ce qu'on appelle l'intention informative (faire savoir quelque chose) et l'intention communicative (faire savoir que l'on veut faire savoir quelque chose). C'est le caractère public et intentionnel de la communication.
Le niveau inférentiel : interpréter au-delà du code
L'interlocuteur ne se contente pas de décoder le sens linguistique des mots. Il fait des inférences en mobilisant le contexte (informations perceptuelles, encyclopédiques et contextuelles) pour comprendre l'intention communicative complète du locuteur. Ces inférences sont guidées par le principe de pertinence : l'interprétation correcte est celle qui offre le meilleur rapport effets/effort.
Exemple classique :
Contexte : il fait très chaud dans une pièce, la fenêtre est fermée.
Énoncé : "It's very warm in here."
Sens littéral : constat de température élevée.
Sens inféré (grâce au contexte) : demande implicite d'ouvrir la fenêtre.
L'interlocuteur ne décode pas seulement les mots — il mobilise le contexte pour produire l'interprétation la plus pertinente, c'est-à-dire celle qui offre le plus grand effet cognitif (comprendre ce que l'on veut vraiment) pour le moins d'effort.
Effets cognitifs et effort de traitement : le calcul de pertinence
La pertinence d'un énoncé résulte d'un calcul implicite entre effets cognitifs produits et effort de traitement requis. Plus les effets sont grands et l'effort faible, plus l'énoncé est pertinent. Ce calcul est intuitif et automatique : nous ne l'effectuons pas consciemment, mais il guide toute notre interprétation des énoncés.
Les trois types d'effets cognitifs
Sperber et Wilson identifient trois catégories d'effets cognitifs :
| Type d'effet | Définition | Exemple |
|---|---|---|
| Implications contextuelles | Nouvelles informations dérivées de la combinaison de l'énoncé avec les connaissances existantes | "Paul a un frère médecin" + "Il est malade" → inférence : il peut avoir un avis médical gratuit |
| Renforcement | Confirmation ou consolidation de croyances existantes | "The data shows climate change is accelerating" → renforce une croyance préexistante |
| Contradiction / Suppression | Correction ou élimination de fausses croyances | "Actually, whales are not fish — they're mammals." → supprime une fausse croyance |
Les facteurs de l'effort de traitement
L'effort de traitement augmente avec :
- La complexité syntaxique et lexicale de l'énoncé
- La distance entre le sens littéral et l'intention communicative
- La quantité de contexte à mobiliser pour l'interprétation
- Le nombre d'inférences à effectuer
- L'ambiguïté ou la nouveauté des références
Application pédagogique : En anglais, un locuteur natif formule naturellement ses énoncés pour maximiser la pertinence de son interlocuteur. Les apprenants qui peinent à comprendre les sous-entendus et l'implicite en anglais manquent souvent d'automatismes inférentiels dans cette langue. La formation à la pragmatique anglaise développe précisément ces automatismes.
Applications pratiques : ironie, métaphore, politesse indirecte
La relevance theory offre des explications particulièrement éclairantes pour plusieurs phénomènes communicatifs complexes que les apprenants d'anglais rencontrent régulièrement. Comprendre ces mécanismes permet de mieux saisir les subtilités de la communication anglophone.
L'ironie verbale selon la relevance theory
Pour Sperber et Wilson, l'ironie verbale est un cas d'usage échoïque (echoic use) : le locuteur fait écho à une pensée, une attente, un stéréotype ou un énoncé préalable, mais avec une attitude de distanciation ou de désapprobation. L'ironie est pertinente car elle communique simultanément le contenu littéral et l'attitude critique du locuteur, produisant ainsi plus d'effets cognitifs qu'une simple négation directe.
Exemples d'ironie en anglais :
- "Oh great, it's raining on my wedding day!" (Alanis Morissette-style : great exprime l'inverse, en écho à l'idée d'un mariage parfait)
- "Yeah, because that worked out so well last time." (référence ironique à un échec passé)
- "Brilliant idea." (dit avec un ton plat après une mauvaise suggestion)
Dans chaque cas, l'auditeur reconnaît l'écart entre le sens littéral et l'intention réelle — et cet écart lui-même est informatif sur l'attitude du locuteur.
La métaphore : pertinence par les effets faibles multiples
La relevance theory explique la métaphore différemment des approches rhétoriques traditionnelles. Une métaphore comme "This meeting is a waste of time" produit non pas un seul effet cognitif fort, mais une multiplicité d'effets cognitifs faibles — des inférences variées sur la durée, la productivité, la frustration — qui ensemble valent l'effort. C'est pour cette raison que les métaphores semblent riche de sens sans qu'on puisse toujours les paraphraser exhaustivement.
La politesse indirecte en anglais
La politesse anglophone repose massivement sur l'indirect. La relevance theory explique pourquoi des formulations apparemment interrogatives comme "Could you possibly...?" ou "Would you mind...?" sont comprises comme des demandes et non comme des questions sur une capacité ou une disposition mentale.
| Formulation directe | Formulation indirecte polie | Inférence attendue |
|---|---|---|
| Give me the report. | Could you send me the report? | Demande polie, pas une question sur votre capacité |
| Be quiet. | Would you mind keeping it down? | Requête, pas une question sur votre disposition |
| I don't want to come. | I'm a bit tired, actually. | Refus implicite d'une invitation |
| Close the window. | It's a bit cold in here. | Demande implicite de fermer la fenêtre |
Relevance Theory vs Grice : deux approches de la pragmatique
La relevance theory s'est construite en dialogue critique avec les travaux de Grice. Comprendre leurs différences permet de mieux saisir l'originalité de l'approche de Sperber et Wilson, et d'apprécier les débats qui traversent encore aujourd'hui la pragmatique linguistique.
| Critère | Grice (1975) | Sperber & Wilson (1986/1995) |
|---|---|---|
| Principe central | Principe de coopération + 4 maximes | Un seul principe de pertinence |
| Fondement | Convention sociale rationnelle | Architecture cognitive universelle |
| Implicatures | Violation ou respect des maximes | Inférences guidées par la pertinence |
| Ironie | Violation de la maxime de qualité | Usage échoïque avec attitude distanciée |
| Métaphore | Violation de la maxime de qualité | Multiplicité d'effets cognitifs faibles |
| Processus | Délibéré et conscient | Automatique et modulaire |
Critique de la relevance theory : Bien qu'influente, la relevance theory a été critiquée pour son circularité apparente (la pertinence définit le contexte, mais le contexte définit la pertinence), et pour sa difficulté à prédire précisément quels effets cognitifs seront perçus comme saillants dans une situation donnée. Elle reste néanmoins un cadre théorique majeur en pragmatique, traduction et éducation interculturelle.
Relevance theory et apprentissage de l'anglais : applications pratiques
La relevance theory n'est pas qu'un outil théorique réservé aux linguistes académiques. Elle offre des éclairages précieux pour comprendre et enseigner l'anglais dans des contextes professionnels et communicatifs réels. Voici comment ses concepts s'appliquent directement à l'apprentissage de la langue anglaise.
Comprendre l'humour britannique
L'humour britannique est réputé pour son caractère indirect, ironique et souvent deadpan (impassible). Il repose précisément sur les mécanismes décrits par la relevance theory : l'interlocuteur doit effectuer des inférences pour comprendre que ce qui est dit ne correspond pas à ce qui est voulu. La British understatement (litote) en est l'exemple parfait :
- "It's a bit chilly today" dit lors d'une tempête de neige → l'écart entre l'énoncé et la réalité est lui-même la source du comique
- "Not bad at all" pour qualifier une performance exceptionnelle → éloge par la négation litotique
- "This is slightly concerning" face à une catastrophe → minimisation ironique
La négociation professionnelle en anglais
Dans les contextes professionnels anglophones, la communication indirecte est la norme plutôt que l'exception. Comprendre les mécanismes inférentiels permet de décoder les formulations polies qui masquent des refus, des critiques ou des attentes :
| Formulation anglaise | Sens inféré réel |
|---|---|
| "That's an interesting approach." | Je ne suis pas convaincu(e) du tout. |
| "We'll take it under consideration." | Probablement non, mais on reste polis. |
| "With all due respect..." | Je vais te contredire frontalement. |
| "I'm not sure that's entirely right." | C'est clairement faux. |
| "You may want to think about..." | Tu dois absolument changer cela. |
La compréhension de l'implicite culturel
La relevance theory souligne que les inférences dépendent du contexte partagé entre locuteurs. Dans une interaction interculturelle, ce contexte peut diverger considérablement, entraînant des malentendus. Par exemple, un Français peut interpréter le silence d'un Britannique comme de la gêne ou du désintérêt, alors qu'il signifie en réalité une écoute attentive et respectueuse. Une formation à la pragmatique interculturelle aide à construire ce contexte partagé nécessaire à la communication efficace.
Exemples20 exemples de relevance theory en contexte anglais
Voici une collection d'exemples concrets illustrant comment la relevance theory explique des situations de communication réelles en anglais, de la plus simple à la plus complexe. Ces exemples vous aideront à développer vos automatismes inférentiels dans la langue.
Exemples de communication inférentielle courante
| Énoncé anglais | Sens littéral | Inférence (sens réel) |
|---|---|---|
| "Tea?" | Thé ? | Voulez-vous une tasse de thé ? (offre implicite) |
| "I'm driving." | Je conduis. | Je ne peux pas boire d'alcool. (refus implicite) |
| "It's getting late." | Il est tard. | Il serait temps de partir. (suggestion indirecte) |
| "Do you know what time it is?" | Savez-vous l'heure ? | Dites-moi l'heure. (demande via question) |
| "Someone left the lights on." | Quelqu'un a laissé les lumières. | C'est toi, va les éteindre. (reproche indirect) |
| "Nice weather we're having." | Quel beau temps ! | Ironie si il pleut — ou simple politesse de conversation. |
Exercice pratique : La prochaine fois que vous regardez une série ou un film en anglais, notez les situations où les personnages ne disent pas explicitement ce qu'ils veulent. Demandez-vous : quelle est l'inférence attendue ? Quel contexte est mobilisé ? Pourquoi cette formulation indirecte est-elle choisie plutôt qu'un énoncé direct ? Cet exercice développe votre sensibilité pragmatique en anglais.
Questions fréquentes sur la relevance theory
Qu'est-ce que la relevance theory en quelques mots ?
La relevance theory est une théorie pragmatique de Dan Sperber et Deirdre Wilson qui explique comment les humains interprètent les énoncés. Son principe central : un message est pertinent s'il produit un maximum d'effets cognitifs pour un minimum d'effort de traitement. La communication est vue comme ostensive-inférentielle : nous signalons notre intention de communiquer, et l'interlocuteur fait des inférences pour comprendre notre intention réelle.
Quelle est la différence entre relevance theory et pragmatique gricéenne ?
Grice propose un Principe de Coopération avec quatre maximes (quantité, qualité, relation, manière). Sperber et Wilson remplacent ce système par un seul principe de pertinence, dérivé non de conventions sociales mais de la structure cognitive universelle. Pour eux, la communication n'est pas délibérément coopérative, mais guidée automatiquement par la recherche de pertinence optimale.
Comment la relevance theory aide-t-elle à comprendre l'anglais ?
Elle explique l'humour britannique (ironie, understatement), la politesse indirecte, les refus polis, les insinuations professionnelles et les sous-entendus culturels. Comprendre ces mécanismes permet de décoder ce que les anglophones veulent vraiment dire au-delà des mots, ce qui est essentiel pour communiquer efficacement dans un contexte professionnel ou interculturel.
Qu'est-ce que l'usage échoïque selon Sperber et Wilson ?
L'usage échoïque (echoic use) est lorsqu'un locuteur fait écho à une pensée, une attente, un stéréotype ou un énoncé préalable avec une attitude distanciée, critique ou ironique. C'est le mécanisme de l'ironie verbale. "Oh great, another Monday!" fait écho à l'idée stéréotypée que les lundis devraient être joyeux, mais avec une attitude clairement négative.
La relevance theory s'applique-t-elle à d'autres langues que l'anglais ?
Oui, la relevance theory est une théorie universelle de la communication humaine, valable pour toutes les langues. Cependant, la façon dont la pertinence est calculée et les inférences effectuées varie selon les cultures et les contextes communicatifs. C'est précisément pourquoi la pragmatique interculturelle — qui étudie ces variations — est si importante pour les apprenants de langues étrangères.
Qui sont Dan Sperber et Deirdre Wilson ?
Dan Sperber est un anthropologue et linguiste cognitif français né en 1942, directeur de recherche au CNRS et professeur à l'université de Budapest. Deirdre Wilson est une linguiste britannique, professeure émérite à l'University College London (UCL). Leur collaboration a donné naissance à la relevance theory, publiée en 1986 et devenue un classique de la pragmatique et des sciences cognitives.
Qu'est-ce qu'une implicature en anglais ?
Une implicature est une signification implicitement communiquée par un énoncé, mais non explicitement énoncée. Grice distingue les implicatures conventionnelles (liées à la forme des mots) et conversationnelles (liées au contexte). La relevance theory réinterprète toutes les implicatures comme le résultat d'inférences guidées par la pertinence, sans distinction entre conventionnel et conversationnel.
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